L’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) hausse le ton face à la montée inquiétante du phénomène dit de « l’Internet araignée ».
Dans un communiqué rendu public le jeudi 19 mars 2026, le régulateur dénonce une prolifération de cette pratique aussi bien à Abidjan que dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.
En ligne de mire, ces réseaux informels qui consistent à détourner un abonnement Internet souscrit à titre privé ou pour un cybercafé, afin de le redistribuer ou de le revendre au grand public via des installations Wi-Fi extérieures.
Une activité qui, selon l’ARTCI, viole clairement la réglementation en vigueur.
L’autorité rappelle avec fermeté que toute fourniture de services d’accès à Internet au public est strictement encadrée par la loi n°2024-352 du 6 juin 2024 relative aux communications électroniques. En conséquence, seuls les acteurs disposant d’une licence individuelle ou d’une autorisation générale sont habilités à exercer dans ce domaine.
Les contrevenants sont prévenus : ils s’exposent à la saisie pure et simple de leurs équipements, ainsi qu’à des sanctions administratives et pénales.
L’ARTCI insiste également sur le caractère illégal de l’exploitation d’équipements installés en dehors du cadre réglementaire, passible de poursuites judiciaires.
Dans ce contexte, le régulateur appelle les populations et les entreprises à faire preuve de vigilance en s’adressant exclusivement aux opérateurs officiellement reconnus.
À ce jour, les fournisseurs autorisés sont notamment Moov Africa Côte d’Ivoire, MTN Côte d’Ivoire, Orange Côte d’Ivoire, Konnect Africa Côte d’Ivoire, Quantis Côte d’Ivoire, Dataconnect, Vipnet, Côte d’Ivoire Data et Groupe Vivendi Africa Côte d’Ivoire.
Déterminée à mettre fin à cette dérive, l’ARTCI annonce le renforcement de ses opérations de contrôle et de sensibilisation. Objectif affiché : assainir le secteur, garantir une concurrence loyale et protéger les intérêts des consommateurs.
David kouassi

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